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Dossier

Dermite séborrhéique du cuir chevelu : signes et prise en charge

Maladie inflammatoire chronique du cuir chevelu avec plaques rouges et squames grasses. Symptômes, particularités sur cheveux crépus, traitements recommandés et

Aïsha Nguyen

Aïsha NguyenRédactrice spécialisée

Mis à jour le 22 septembre 20267 min de lecture

  • Bilan d'orientation gratuit et sans engagement
  • Sources médicales citées et datées
  • Pensé pour les cheveux crépus
Dermite séborrhéique du cuir chevelu : signes et prise en charge
Dans ce dossier
  1. Qu’est‑ce que la dermite séborrhéique ?
  2. Signes et symptômes à surveiller (quand s’inquiéter)
  3. Particularités sur cheveux crépus / frisés
  4. Traitements recommandés en France (quoi fait‑on ?)
  5. Produits et sécurité (kétoconazole, ciclopirox, points ANSM)
  6. Quand consulter un médecin / dermatologue — parcours et priorités
  7. FAQ pratique / questions annexes
  8. Ressources et sources

La dermite séborrhéique est une maladie inflammatoire chronique du cuir chevelu qui se manifeste par des plaques rouges recouvertes de squames grasses ; elle concerne aussi les personnes à cheveux crépus, chez qui elle peut être confondue avec de la casse ou une chute de cheveux. Ceci ne remplace pas un avis médical.

Qu’est‑ce que la dermite séborrhéique ?

La dermite séborrhéique est décrite comme une maladie inflammatoire chronique touchant les zones à séborrhée. Sur le cuir chevelu, elle se traduit par des plaques érythémateuses recouvertes de squames grasses, souvent appelées pellicules grasses. Cette définition est issue des ressources officielles et guides de pratique récapitulés par les autorités de santé.

La distinction clinique se fonde sur l’aspect des squames et la localisation. Les squames peuvent être blanches ou jaunâtres et adhérentes aux plaques. L’inflammation peut s’accompagner de démangeaisons et d’une sensation de brûlure. Ces éléments aident le professionnel à différencier dermite séborrhéique, psoriasis et eczéma.

Le diagnostic est clinique : il revient au médecin de poser ce diagnostic et d’orienter le patient. L’automédication reste possible pour des formes légères, mais l’évaluation médicale est nécessaire en cas de doute ou d’aggravation.

Signes et symptômes à surveiller (quand s’inquiéter)

Les signes typiques portent sur l’apparition de plaques rouges et de squames grasses. Les démangeaisons peuvent être marquées. La présence de pellicules très nombreuses, la progression des plaques ou des signes d’infection sont des motifs d’attention.

Il faut consulter si les symptômes persistent malgré un traitement d’entretien, si les plaques s’étendent ou deviennent douloureuses, ou si l’on observe une chute de cheveux associée qui semble importante. La consultation permet d’écarter d’autres diagnostics et d’adapter la prise en charge.

Un repère clinique utile distingue la casse du cheveu de la chute vraie : la présence du bulbe sur le cheveu tombé oriente vers une chute vraie. Si l’origine de la perte de cheveux est incertaine, l’évaluation par un professionnel permettra d’utiliser des outils adaptés, comme la trichoscopie.

Particularités sur cheveux crépus / frisés

Chez les personnes à cheveux crépus ou frisés, la dermite séborrhéique peut être confondue avec la casse. La casse rompt la tige capillaire sans entraîner la perte du bulbe, alors qu’une chute vraie implique le bulbe. Cette distinction clinique est centrale pour orienter la prise en charge.

Les coiffures qui exercent des tensions peuvent aggraver l’irritation locale. En cas de cuir chevelu irrité, il est conseillé de défaire les coiffures serrées et d’espacer les poses pour réduire la tension et la friction. Ces mesures visent à limiter l’irritation et la casse mécanique.

Le recours à un trichologue doit être considéré comme complémentaire : il peut donner des conseils d’entretien et d’hygiène capillaire, mais il n’est pas habilité à poser un diagnostic médical ni à prescrire des traitements. Seul un médecin peut établir le diagnostic et prescrire un traitement adapté.

Traitements recommandés en France (quoi fait‑on ?)

La première intention thérapeutique pour la dermite séborrhéique du cuir chevelu repose sur les shampooings antifongiques. Parmi les molécules utilisées figure le kétoconazole 2 % et la ciclopiroxolamine en formulation shampooing. Ces spécialités sont mentionnées dans les recommandations et en RCP pour cette indication.

Les recommandations générales relaient un schéma d’attaque suivi d’un entretien : un traitement d’attaque sur plusieurs semaines puis un entretien espacé selon la sévérité. Pour les modalités précises d’utilisation, la notice et le RCP de chaque spécialité, ainsi que l’avis du médecin ou du pharmacien, doivent être consultés.

En cas de poussée inflammatoire marquée, un médecin peut proposer, pour une durée limitée, des dermocorticoïdes locaux. L’usage prolongé sans avis médical est à éviter. L’objectif est de contrôler l’inflammation tout en limitant les risques liés à l’emploi prolongé de corticoïdes topiques.

En parallèle, l’alternance avec un shampooing doux est recommandée pour limiter l’agression du cuir chevelu. Il est conseillé d’éviter les tensioactifs agressifs qui peuvent dessécher et irriter davantage les zones déjà inflammées.

Produits et sécurité (kétoconazole, ciclopirox, points ANSM)

Les indications et les limites d’âge varient selon la spécialité : certaines notices et RCP précisent des réserves d’âge, par exemple pour le kétoconazole. Il est donc nécessaire de consulter le RCP ou la notice du produit utilisé avant tout usage.

L’ANSM a diffusé des communications relatives au kétoconazole. Les informations de pharmacovigilance et les précautions d’emploi figurent dans les documents officiels. En cas d’effets indésirables, il faut contacter un professionnel de santé et signaler l’événement via les voies de pharmacovigilance appropriées.

Ne pas cumuler plusieurs traitements topiques sans avis médical. La sécurité impose de vérifier les interactions locales et les contre‑indications mentionnées dans les documents officiels de chaque spécialité.

Quand consulter un médecin / dermatologue — parcours et priorités

Le point d’entrée habituel est le médecin traitant. Celui‑ci peut poser le diagnostic clinique et orienter vers un dermatologue si nécessaire. Les signes qui justifient une consultation sont les plaques persistantes, l’extension des lésions, les signes infectieux, la douleur ou une perte de cheveux suspecte.

Si l’évaluation clinique suggère une autre pathologie (par exemple une alopécie inflammatoire ou cicatricielle), une orientation vers un spécialiste est recommandée. La consultation permet aussi d’obtenir des prescriptions adaptées et de vérifier la pertinence d’un traitement local ou d’un examen complémentaire.

Pour les questions de prise en charge administrative et de remboursement, il convient de se référer aux informations mises à disposition par les organismes officiels. Les conditions et montants évoluent : il faut vérifier les modalités le jour de la consultation sur les sites officiels concernés.

FAQ pratique / questions annexes

Est‑ce que la dermite séborrhéique fait tomber les cheveux ?

Elle peut contribuer indirectement à une perte de cheveux via le grattage et l’inflammation, mais la perte cicatricielle relève d’autres pathologies. L’évaluation d’un professionnel permet de déterminer l’origine exacte.

Quels shampooings choisir pour cheveux crépus ?

Si un antifongique est indiqué par le médecin, les shampooings contenant du kétoconazole ou du ciclopiroxolamine sont utilisés selon la spécialité. Il est recommandé d’alterner ces traitements avec un shampooing doux pour limiter l’agression du cuir chevelu et d’éviter les tensioactifs agressifs.

Le trichologue peut‑il aider ?

Un trichologue peut apporter des conseils d’entretien et orientation hygiénique. Il ne peut pas poser de diagnostic médical ni prescrire de traitement médical. En cas de doute, consulter le médecin traitant ou le dermatologue.

Ressources et sources

Les documents officiels et ressources utilisés pour cette page :

  • Ameli — « Pellicules grasses et dermatite séborrhéique de l’adulte : définition, causes, facteurs favorisants », ameli.fr consulté le 22/09/2026.
  • Ameli — « Diagnostic et traitement », ameli.fr consulté le 22/09/2026.
  • Ameli — « Que faire / que faut-il consulter », ameli.fr consulté le 22/09/2026.
  • Base de Données Publique des Médicaments — RCP KETOCONAZOLE SANDOZ 2 %, m.base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr consulté le 22/09/2026.
  • HAS — fiche MYCOSTER (ciclopiroxolamine) shampooing, has-sante.fr consulté le 22/09/2026.
  • ANSM — DHPC / information relative au kétoconazole, archive.ansm.sante.fr consulté le 22/09/2026.
  • RecoMédicales — synthèse recommandations (attaque 2–4 sem / entretien 2–4x/mois), n4n5.dev consulté le 22/09/2026.
  • HAS — avis KETODERM, has-sante.fr consulté le 22/09/2026.
  • Société Française de Dermatologie — sfdermato.org, consulté le 22/09/2026.

Afropuff n'est ni un médecin ni un cabinet. Nous publions de l'information et nous vous aidons à trouver le bon professionnel. Nous ne posons aucun diagnostic et ne recommandons aucun traitement. Votre demande est transmise, avec votre accord, à un professionnel de santé ou un centre capillaire qui vous recontacte. En cas de chute brutale, de plaques, de douleur ou de fièvre, consultez un médecin sans attendre.

Aïsha Nguyen

Aïsha Nguyen

Aïsha Nguyen écrit sur les routines et le cuir chevelu des cheveux crépus : hydratation, gestes du quotidien, usages des produits. Elle documente chaque conseil avec des sources datées et met à jour ses articles dès qu'une donnée change.

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